Constructing a sustainable Futur #4

RESOURCE EFFICIENCY, MATERIAL PRODUCTIVITY, RESOURCE CONSUMPTION, WASTE GENERATION,LIFE CYCLE,MATERIALFLOW, CIRCULAR DESIGN, CIRCULARITY INDICATORS, SYSTEMIC APPROACH, CLOSED-LOOP SYSTEM, RESOURCE-EFFICIENT CONSTRUCTION, URBAN MINING, BUILDING STOCK REUSE, ADAPTIVE REUSE, DESIGN FOR DISASSEMBLY, DESIGN FOR REUSE, DESIGN FOR RECYCLING, MODULAR CONSTRUCTION, MATERIAL PASSPORTS, CRADLE-TO-CRADLE, CRADLE-TO-GATE/GATE-TOGRAVE, REGENERATIVE DESIGN, MATERIAL MANUFACTURERS, PRODUCT MANUFACTURERS, REDUCE, REUSE, RECYCLE, RECOVER, UPCYCLING, DOWNCYCLING, ZERO WASTE, COMPOSTING, ENERGY RECOVERY, DISPOSAL IN LANDFILL, PRIMARY MATERIALS, SECONDARY MATERIALS, INTERNAL RECYCLED RAW MATERIAL, PRE-CONSUMER WASTE, POSTCONSUMER WASTE, RECYCLED CONTENT, RENEWABLE CONTENT, RECYCLABLE, REUSABLE, RECOVERED MATERIAL, BY-PRODUCTS, CONVERTERS, ISO 14021, LIFE CYCLE ASSESSMENT (LCA), EMBODIED CARBON, MATERIAL INTENSITY, CIRCULAR MATERIAL USE RATE (CMUR), ENVIRONMENTAL PRODUCT DECLARATION (EPD), RESOURCE DECOUPLING, SUSTAINABLE SOURCING, EXTENDED PRODUCER RESPONSIBILITY (EPR), GREEN PUBLIC PROCUREMENT, INDUSTRIAL SYMBIOSIS, SECONDARYRAWMATERIALMARKETS,CIRCULARBUSINESSMODELS Déclaration environnementale de produit (DEP) Encadrée par la norme internationale ISO 14025, la déclaration environnementale de produit (DEP) est un document qui dresse l’inventaire des impacts environnementaux d’un produit ou d’un matériau donné. Elle inclut des informations circonstanciées et précises relatives aux externalités négatives induites tout au long du cycle de vie du produit, telles que la production de déchets non valorisables, la pollution de l’eau, les émissions de CO2 et d’ozone ou encore la consommation en eau. La DEP a une validité de cinq ans. Elle sert à communiquer les résultats de l’analyse de cycle de vie. Suivant les formulations utilisées pour réaliser des bétons à plus faible empreinte carbone, dits « bétons bas carbone », il est possible d’atteindre des réductions de l’empreinte carbone des bétons allant jusqu’à 60%. Matières premières vierges Ce sont des ressources directement extraites de l’environnement (sol, sous-sol, forêts, mers), n’ayant jamais été utilisées, transformées ou recyclées. Elles sont issues de l’extraction (ressource non renouvelable) ou de la récolte (ressource renouvelable). Exemples : minerai de fer pour l’acier, sable pour le verre ou le ciment, bois pour les charpentes ou les isolants, pétrole pour les plastiques. Leur recours entraîne généralement des impacts environnementaux plus élevés (extraction, transport, transformation) et une empreinte carbone supérieure à celle du réemploi ou des matières secondaires. Selon la Fondation Ellen MacArthur, l’adoption des principes de l’économie circulaire pourrait réduire les émissions jusqu’à 50% dans le secteur de la construction en améliorant l’efficacité des matériaux, en augmentant les taux de recyclage et en réduisant les déchets. Matières secondaires Il s’agit de matières issues de processus de recyclage ou de valorisation de déchets ou de produits en fin de vie. Elles se substituent aux matières premières vierges dans le cycle de production, avec un impact environnemental réduit et une pression moindre sur les écosystèmes. Ces matières secondaires peuvent permettre de diminuer significativement l’empreinte carbone des produits. Les sous‑produits industriels relèvent aussi de cette catégorie : issus d’un procédé de fabrication sans en être le produit principal, ils deviennent des matières premières secondaires dès lors qu’ils peuvent être réemployés dans un autre processus industriel, comme les laitiers de hauts‑fourneaux, utilisés pour la fabrication de ciment ou de laine de roche. En Europe, le recyclage de l’acier réduirait de près de 72% la consommation énergétique nécessaire en comparaison avec un acier produit à partir de minerai. Taux d’utilisation circulaire des matériaux (TUCM) Fait référence à un indicateur développé par l’Union européenne qui évalue, pour un cycle de production donné, le ratio de matériaux secondaires dans l’apport total en matériaux utilisés. Plus le TUCM est élevé, plus le cycle est économe en matières premières vierges et la circulation des ressources efficace. Dans le secteur de la construction, il permet de mesurer le niveau de circularité des matériaux employés et de leur valorisation effective. L’Agence européenne de l’environnement indique que le TUCM sur l’ensemble de l’Union européenne était de 11,8% en 2023, soit une progression de 1,1 point par rapport à 2010. Parlez-vous le circulaire? GLOSSAIRE Le vocabulaire de l’économie circulaire s’impose désormais dans le secteur du bâtiment. De l’upcycling au TUCM, en passant par les matières secondaires ou les DEP, ce lexique décrypte quelques concepts clés pour mieux comprendre et mettre en œuvre la transition circulaire dans la construction. Upcycling Fait référence à un processus de transformation de déchets ou sous-produits en nouveaux produits ou objets de qualité supérieure à celle du matériau ou du produit original. L’upcycling ne dégrade pas les propriétés physiques ou chimiques du matériau mais vise à valoriser les produits usagés en leur donnant une nouvelle vie plus qualitative. Autrement dit, il donne une nouvelle vie plus « haut de gamme » au matériau d’origine (planche en bois, vieille bâche, tissu, carton, emballage plastique…), souvent très loin de sa première vie. Ce faisant, il diminue la demande en ressources vierges et permet de limiter les impacts environnementaux. Par exemple, transformer des palettes de chantier en mobilier : très fréquentes sur les chantiers, souvent jetées alors qu’elles sont encore structurellement solides, les palettes peuvent être utilisées pour la fabrication de mobilier (par exemple : bancs pour espaces de pause, tables basses ou étagères pour les bureaux…). Downcycling À l’opposé de l’upcycling, fait référence à un processus dans lequel les matériaux sont transformés en produits de valeur inférieure à celle du matériau original. Cette pratique cause sur ce dernier une perte de propriétés fonctionnelles ou mécaniques, qui en réduit le spectre de réutilisation future. Ainsi le cycle de vie du matériau ne se prolonge-t-il que rarement. Par exemple, le broyage du verre dans le but de la transformer en granulat routier crée une dégradation du matériau qui limite à une fourchette de 10% à 20% son réemploi. 111 110

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