“ La dynamique est lancée pour ancrer la santé dans la gouvernance, les politiques publiques et les pratiques du secteur de la construction. ” Les certifications ne jugent plus les bâtiments seulement à leur impact environnemental, mais aussi à celui qu’ils ont sur la santé et la performance de leurs occupants. Pourquoi est-il crucial d’intégrer la santé et le bien-être comme critères essentiels de la performance des bâtiments? J. H. : Nous réalisons à quel point les bâtiments influencent notre santé. Nous passons près de 90% de notre vie à l’intérieur! Or l’air intérieur est souvent 3 à 5 fois plus pollué que l’air extérieur, parfois jusqu’à 100 fois. Concevoir des lieux qui protègent la santé devient donc un enjeu majeur. À mes yeux, les « healthy buildings » représentent une nouvelle frontière de la santé publique : architectes et ingénieurs pourraient avoir un impact comparable à celui des médecins. Comment le standard WELL évalue-t-il la santé et le bien-être? J. H. : Le standard WELL s’articule autour de 10 dimensions : air, eau, nutrition, lumière, mouvement, confort thermique, acoustique, matériaux, santé mentale et communauté. Chacune se traduit en exigences concrètes : ventilation, lumière naturelle, espaces favorisant l’activité, politiques de santé mentale et d’inclusion… L’objectif : rendre visible l’invisible pour piloter la santé des occupants. « L’objectif du standard WELL (1) est de révéler les facteurs qui impactent la santé des occupants. » POINT DE VUE JASON HARTKE Vice-président exécutif des affaires externes et de l’influence de l’International WELL Building Institute (IWBI) (1) WELL est une certification internationale de l’International WELL Building Institute (IWBI) qui évalue les bâtiments selon leur impact sur la santé et le bien-être des occupants, à travers 10 dimensions incluant la qualité de l’air, l’eau, la lumière, le confort thermique et acoustique, ou encore la santé mentale. Source : wellcertified.com. 33
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