S’adapter pour mieux performer Les infrastructures intègrent désormais dès leur conception une capacité de résilience accrue. Du front de mer de Boston, aux États-Unis, aux chaleurs extrêmes du Caire, en Égypte, deux projets illustrent comment l’adaptation climatique devient un impératif de performance à long terme. PORTFOLIO RESTER OUVERT EN CAS DE TEMPÊTE _ Implanté sur le front de mer de Boston (États-Unis), le Spaulding Rehabilitation Hospital a été conçu pour faire face aux risques accrus d’inondations et de tempêtes côtières. Le bâtiment est surélevé au-dessus du niveau de crue centennale (niveau d’inondation qu’un site a 1% de probabilité d’atteindre ou de dépasser chaque année), tandis que des systèmes mécaniques ont été installés en toiture afin de garantir leur fonctionnement en cas d’inondation. Des toits végétalisés limitent le ruissellement des eaux pluviales, réduisent l’effet d’îlot de chaleur et contribuent à abaisser les besoins de refroidissement. L’enveloppe renforcée et les équipements à haute efficacité énergétique améliorent la continuité d’usage du site lors d’événements climatiques extrêmes. NE PAS FLANCHER À 45 °C _ Le monorail automatique du Caire (Égypte) figure parmi les plus grands projets de transport de ce type au monde. Dès sa conception, l’ouvrage a dû intégrer les réalités climatiques locales, marquées par de fortes amplitudes thermiques annuelles, pouvant atteindre 45 °C. Cette contrainte a directement orienté les choix de formulation des bétons utilisés pour les piles et les viaducs, afin de garantir une mise en œuvre maîtrisée et des performances constantes dans le temps. Le recours à des superplastifiants adaptés a permis de sécuriser les phases de coulage, de maintenir la régularité du béton malgré la chaleur et de renforcer la durabilité d’un ouvrage appelé à fonctionner sur plusieurs décennies. 58 59
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