Quand l’eau se retire sans faire de dégâts Préserver la durabilité et la valeur des bâtiments suppose désormais d’anticiper des chocs climatiques devenus prévisibles. En France, l’architecte Éric Daniel-Lacombe a réhabilité un ancien site industriel situé à proximité d’une rivière, connue pour ses régulières montées des eaux. Transformé en zone résiliente, le nouveau quartier a résisté aux dernières crues sans dommage, tandis que le centre-ville était submergé. PORTFOLIO QUARTIER MATRA, À ROMORANTIN-LANTHENAY (FRANCE) _ La réhabilitation du site des anciennes usines Matra a été pensée pour « absorber » les crues de la Sauldre, l’eau traversant la zone construite sans rencontrer d’obstacle et sans faire de dégâts. En mai 2016, la rivière est sortie de son lit et est montée jusqu’à 1,45 mètre, un record. Dans le quartier Matra, l’eau s’est arrêtée à quelques centimètres des planchers d’habitation, pour se retirer ensuite au bout de vingt-quatre heures sans avoir occasionné de dégâts. Les lotissements d’habitation ont été conçus sur pilotis et les routes, les trottoirs et les voies d’accès ont été surélevés. Pour canaliser les eaux et favoriser leur évacuation complète et rapide lors de leur décrue, le quartier dispose désormais d’un lacis de rues parallèles, d’un vaste parc inondable et d’un bassin de rétention. 60 61
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