Constructing a sustainable Futur #4

En fragilisant la durée de vie des bâtiments et infrastructures, les catastrophes naturelles et les événements climatiques extrêmes ont un impact direct sur leur rentabilité pour des investisseurs en quête de retour sur investissement. Dans ce contexte de risques croissants, comment garantir que les capitaux restent mobilisés pour financer les chantiers dont les villes ont urgemment besoin? Le transfert de risque, botte secrète des assureurs ÉCLAIRAGE L’ASSURANCE COMME MOTEUR DE RÉSILIENCE Les investisseurs – qu’il s’agisse de fonds immobiliers, d’infrastructures ou d’institutionnels – intègrent désormais la résilience climatique dans leur gestion du risque. Pour eux, renforcer la protection physique d’un actif, c’est aussi protéger sa valeur à long terme. Le moment le plus rentable pour agir reste la phase de construction : les études démontrent qu’un dollar investi dans la résilience peut générer entre 4 et 16 dollars de bénéfices. Ces gains se traduisent par moins de victimes, moins de dommages matériels, moins d’interruptions d’activité et une baisse des coûts d’assurance. NOUVELLE-ZÉLANDE : UN LABORATOIRE GRANDEUR NATURE Entre septembre 2010 et la fin 2011, quatre grands tremblements de terre, connus sous le nom de « séquence sismique de Canterbury » (Nouvelle‑Zélande), ont secoué la région. Ce terrible épisode a mis en évidence la vulnérabilité des infrastructures dites « linéaires » face aux catastrophes naturelles : routes, réseaux d’eaux, systèmes de gestion des rivières. Les autorités locales n’ont eu d’autre choix que de réexaminer leur approche de la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles. Une approche innovante a alors été développée : les experts d’Aon ont exploité la modélisation des catastrophes et les connaissances en ingénierie afin de mieux comprendre la vulnérabilité de ces infrastructures face aux catastrophes naturelles. Cela a permis d’identifier des moyens de protéger ces actifs auparavant inassurables pour les rendre plus résilients, ainsi que des solutions de transfert de risque pour gérer les risques qui ne peuvent être maîtrisés. Cet article a été réalisé en partenariat éditorial avec les experts d’Aon, société mondiale de services professionnels. LE CENTRE DE CONGRÈS TE PAE CHRISTCHURCH (NOUVELLE-ZÉLANDE) est hautement résistant aux séismes, conservant son intégrité structurelle et sa forme même en cas de séisme extrême. Sa conception intègre les connaissances acquises lors des séismes de Canterbury en 2010 et 2011 afin de créer des bâtiments plus résistants. RETROUVEZ l’article complet sur Constructing a sustainable future Investir autrement : la logique du transfert de risque Le transfert de risque est une technique de gestion consistant à faire assumer par un tiers les conséquences financières d’un risque. Dans ce modèle, l’assurance devient un levier stratégique : elle ne se contente pas d’indemniser après coup, elle incite les acteurs à intégrer la résilience dès la conception. 63 62

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